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Dossiers > Réglementation

Un acteur du financement aux multiples facettes

Publié le 28 avril 2014 par Evelyne Gisselbrecht
Source : Bpifrance

Avec ses solutions de financement adaptées à chaque étape de la vie de l’entreprise, Bpifrance (banque publique d’investissement) - qui a remplacé OSEO - est devenu incontournable dans le secteur du DM. Force de frappe dans le financement des jeunes pousses innovantes, cet organisme les accompagne, de l'amorçage jusqu'à la cotation en bourse, en crédit et en fonds propres. Bpifrance accorde 3000 aides à l’innovation chaque année, pour un montant de 300 000 euros maximum. Il propose également à des laboratoires académiques, des entreprises de taille intermédiaire et des PME des programmes collaboratifs, qui peuvent prendre la forme de subventions ou d’avances sur succès futurs, allant de 3 à 10 millions d’euros. Une condition toutefois : que ces entreprises jouent la carte de l'innovation.

Les aides peuvent monter au-delà pour certains groupes, comme Carmat. Il s’agit ici du programme « Innovation Stratégique Industrielle » (ISI) destiné à favoriser l'émergence de champions européens. Des projets très prometteurs en cas de succès : ils visent à commercialiser les produits de ruptures technologiques qui ne pourraient se réaliser sans incitation publique. En cas de succès, l’entreprise aidée devra toutefois rembourser une partie de ces aides à Bpifrance.

Autre type d’intervention : des prises de participation directes en fonds propres dans des entreprises. Bpifrance devient alors actionnaire de sociétés au travers de fonds dont il assure la gestion comme Innobio et Large Venture ou indirectement, via des fonds partenaires auxquels Bpifrance souscrit et qui sont gérés par des équipes privées indépendantes (Auriga et Sofinnova par exemple).

Un financement en grande partie public

Les aides à l’innovation et les avances remboursables sont financées par les dotations de l’Etat. S’agissant des investissements en fonds propres en revanche, les équipes de Bpifrance doivent obtenir une rentabilité ou au moins la préservation du capital investi. Le fonds Innobio, par exemple, est souscrit aux deux tiers par des sociétés privées comme Sanofi, Roche, GSK, Novartis, Pfizer…. Le fonds Large Venture, quant à lui, est souscrit à 100% par Bpifrance. « Ces dispositifs ne peuvent fonctionner que si l’argent circule et est récupéré pour pouvoir être réinvesti ailleurs. Bpifrance est très sélectif dans le choix de ses investissements et n’investit pas dans l’optique de perdre de l’argent, » explique Laurent Arthaud (en photo), directeur du pôle d’investissement sciences de la vie et écotechnologies de Bpifrance.

L’horizon de temps de sortie dépend des sociétés. « Bpifrance s’avère être plutôt un acteur de long terme. Nous laissons le temps à la société de se développer. Cela dit, nous n’avons pas non plus vocation à demeurer dans le capital d’une société qui n’aura plus besoin de nous », précise Laurent Arthaud. Pour l’heure, aucune participation n’a été vendue depuis 2009.

Contact : Bpifrance, F-94710 Maisons-Alfort, www.bpifrance.fr

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