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Equipements de production & Techniques de fabrication > Nettoyage

CO2 supercritique : une nouvelle machine de nettoyage pour les DM

Publié le 25 juin 2019 par Patrick RENARD
Source : DFD

Désormais installée à Clermont-Ferrand, DFD enrichit sa gamme de machines de nettoyage au CO2 surpercritique avec un modèle adapté aux DM de petite taille, la MD 6.1, petite sœur de la MD 30.1 déjà installé en salle blanche chez un industriel du DM.

Dense Fluid Degreasing (DFD) conçoit, fabrique et commercialise des procédés éco-innovants de nettoyage, dégraissage ou départiculage de pièces mécaniques et textiles au CO2 supercritique.

Cette technologie brevetée et mise au point avec le CETIM et le CEA offre aux industriels une alternative propre, sûre et efficace aux traditionnels procédés lessiviels, chlorés ou pétroliers. Le CO2 supercritique est neutre, donc sans risque d'agression ni d'oxydation des matériaux ; il peut s'infiltrer dans tous les interstices des pièces.

Le nettoyage au CO2 supercritique convient à toutes les pièces métalliques (du titane à l’aluminium) et à la plupart des polymères sous toutes leurs formes, grâce à un fonctionnement à basse température (entre 35 et 50°C). Il traite toutes typologies de formes de pièces, la qualité de propreté demeurant constante et sans dérive. Enfin, il n'est pas polluant et contribue à faire baisser de manière significative le bioburden sur les dispositifs médicaux, flirtant d'ailleurs avec la stérilisation.

Autoclave de la MD 6.1 côté salle grise (crédit : DFD).

Un nouveau modèle adapté au nettoyage de fil de suture

Dernière-née des machines de DFD, le modèle MD 6.1 dispose d'une chambre (autoclave) de 6 litres adaptée au nettoyage en une seule opération de petits dispositifs médicaux, comme du fil de suture. Elle se distingue par une conception traversante, avec un côté pour le chargement des pièces en atelier (salle grise), et un côté opposé pour le déchargement des pièces nettoyées qui peut se faire en salle blanche.

Parmi les caractéristiques de la DFD-MD 60.1, on note une pression de travail jusqu’à 150 Bar, ajustable dans la recette selon les besoins, une température de chauffage du gaz de 35 à 50° C et un temps de cycle de 60 minutes minimum ajustable selon les besoins. Chaque cycle consomme 8,5 kW et 900 g de gaz CO2. La sélection des recettes de nettoyage et la mise en route s'effectuent via un écran tactile. Pour assurer la sécurité, la machine intègre un système de contrôle du niveau de CO2 associé à une alarme sonore si besoin.

Les dimensions de l'enceinte principale (950 kg à vide) sont de 2000 x 2180 x 900 mm (HxLxP) et celles de la chambre de nettoyage (300 kg à vide) de 1580 x 960 x 820.

Autoclave de la MD 6.1 côté salle blanche (crédit : DFD).

En ce qui concerne l'aménagement d'installation, il faut prévoir une arrivée d'air comprimé, une alimentation de gaz CO2 par tube, une évacuation par gaine de ventilation de diamètre 100 mm ainsi qu'une unité de stockage du gaz dimensionnée selon la cadence (bouteille, sphère extérieure). Sur ce dernier point, DFD a noué un partenariat avec Air Liquide.

Un procédé éprouvé chez un industriel du DM

La MD 6.1 rejoint la gamme de machines DFD qui comprends trois autres modèles : MC 4.1, MC 83.1 et MD 30.1.

Le modèle MC 4.1, d'une capacité de 4 litres, est adapté aux micro-pièces en inter-opération ou en fin de cycle. Pour sa part, le modèle MC 83.1 se distingue par une capacité de 83 litres et l'intégration de 2 paniers de pièces. Manuel, son chargement peut aussi être automatisé ou robotisé.

Modèle 30.1 (crédit DFD).

Quant au modèle MD 30.1, d'une capacité de 30 litres, c'est la première machine de lavage fonctionnant au CO2 supercritique installée en salle blanche chez un industriel du dispositif médical. Destinée au nettoyage de tissus médicaux, elle permet d’abaisser la charge biologique des DM de 3 à 4 log.

Un seul traitement au CO2 de 30 à 120 minutes peut remplacer plusieurs opérations successives de lavage lessiviel ou organique et permet de diviser le temps de nettoyage jusqu’à 10. Le procédé contribue également à diminuer le temps de stérilisation ultérieure.

Selon DFD, le bilan d'exploitation de cette machine révèle que le procédé est plus compétitif que les procédés chlorés et lessiviels. Il permet d'épargner jusqu'à 50 % d'électricité, fonctionne en continu sans régénération de bains, et économise la consommation d'eau.


www.dfd-co2.com

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