Un capteur taillé pour la thérapie par pression négative
La thérapie par pression négative (NPWT) est employée dans la prise en charge de certaines plaies. Son efficacité repose sur le maintien rigoureux d’une dépression au niveau de la plaie. C’est pour satisfaire à ce type d'application que la société Amsys a conçu le capteur de pression AMS 5935.
La NPWT (Negative Pressure Wound Therapy) consiste à appliquer une pression inférieure à la pression atmosphérique directement à la surface d’une plaie afin de créer un environnement favorable à la cicatrisation. En pratique clinique, la dépression se situe généralement entre -80 et -120 mmHg.
Le dispositif fonctionne en circuit fermé : la plaie est recouverte d’un pansement en mousse en polyuréthane ou gaze, fixé par un film adhésif transparent qui assure son étanchéité. Une tubulure relie ce pansement à un générateur de vide qui crée la dépression, tandis que les exsudats sont collectés dans un réservoir à usage unique connecté au système. Ce système permet d’évacuer les liquides, de réduire l’œdème local et de maintenir l’humidité nécessaire à la prolifération des fibroblastes. La dépression stimule également l’angiogenèse, améliorant l’apport en oxygène et en nutriments au tissu en reconstruction.
L’enjeu technique de la NPWT n’est pas de mesurer des pressions élevées mais de maintenir une dépression prescrite, dans une plage de basse pression, et ceci de façon stable malgré des facteurs perturbateurs : accumulation progressive d’exsudats, micro-fuites dans le pansement, mouvements du patient. La régulation doit être suffisamment précise pour éviter toute fluctuation susceptible de perturber le processus de cicatrisation.
Cette régulation nécessite l’intégration d’un capteur de pression permettant d’effectuer des mesures précises dans une plage de valeurs relativement basses. C’est ce qui caractérise le capteur numérique AMS d’Amsys.
L’AMS 5935 : précision et faible consommation
Compact, le capteur AMS 5935 délivre directement des valeurs numériques via une interface I2C, grâce à une calibration et une compensation intégrées. Sa résolution de 18 bits, sa précision de 0,1 % FSO à température ambiante et son erreur totale de 0,25 % FSO dans la plage -25/+85°C lui confèrent une stabilité à long terme adaptée à un usage médical.
Sa tension d’alimentation (1,7 à 3,6 V) et sa très faible consommation en mode veille en font un composant particulièrement bien adapté aux dispositifs NPWT portables et sur batterie, un segment en forte croissance. Le capteur associe un élément piézorésistif de haute qualité à un circuit CMOS -ASIC de traitement du signal, et se présente dans un boîtier DIL en céramique pour un montage sur circuit imprimé. Un kit d’évaluation pour Windows et une carte Arduino sont disponibles pour faciliter l’intégration.






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