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Sous-traitance & Services > Traitement de surface

De l’utilisation du laser pour la microstructuration de surfaces d’implants

Publié le 12 août 2015 par Patrick RENARD
Source : Eoswiss Engineering

Consultant suisse spécialisé dans le traitement de surface, Eoswiss Engineering voit dans le laser un excellent moyen de rendre les surfaces d'implants fonctionnelles, au travers de la microstructuration. Celle-ci facilite l’adsorption des protéines et des enzymes et favorise l’adhésion cellulaire... premières étapes de l’ostéo-intégration.

Les débats au sujet des implants se concentrent souvent sur les seuls matériaux. Pourtant, les couches supérieures peuvent présenter des spécificités chimiques très différentes du matériau plein.  Il est même parfois approprié de réaliser un traitement chimique afin de rendre la surface biocompatible. C’est le cas des implants en titane avec des couches de surface en dioxyde de titane (hydraté).

Il s'est avéré récemment qu’à part la spécificité chimique de la surface, sa topologie joue un rôle crucial dans le processus d’intégration des implants et des tissus. Ce n’est donc pas uniquement l’exactitude chimique qui importe, mais également la précision de la taille et du type de structure de la surface.

Les technologies laser offrent une excellente capacité de structurer les surfaces afin de les rendre fonctionnelles. Seuls les lasers de la toute dernière génération comportent les dispositifs physiques nécessaires à la microstructuration des surfaces.

Cette nouvelle génération de lasers n’est pas encore largement accessible, mais ses premiers résultats sont prometteurs. Elle permet en effet de réaliser des structures d’environ 0,5 micron. Dans des dimensions de cet ordre, les propriétés de mouillage des fluides sur l’implant peuvent être modifiées. Cette modification est d’une très grande importance pour l’adhésion cellulaire.

Le laser offre un autre grand avantage lors de l’usinage : il évite les contaminations. De cette manière, aucune autre substance n’entre en contact avec la surface de l’implant comme c’est le cas avec le sablage ou l’attaque à l’acide.

Grâce à ces nouvelles technologies, les matériaux durs comme les céramiques et les métaux, mais également les matériaux plus souples comme les polymères peuvent être structurés avec des précision de l'ordre du micron. Cette structuration facilite l’adsorption des protéines et des enzymes et favorise l’adhésion cellulaire. Ces étapes sont considérées comme les premières phases de l’ostéo-intégration.


Eoswiss Engineering, CH-1206 Genève, www.eoswiss-engineering.ch

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