Vous devez être connecté pour accèder à cette archive.

Se connecter
X
Matériaux > Adhésifs
Dossiers > Matériaux, Sous-traitance & Services
Sous-traitance & Services > Traitement de surface

Revêtements actifs : nouvelles solutions pour les DM

Publié le 18 octobre 2013 par Evelyne Gisselbrecht
Source : Exemple de structure de la couche active d’un stent à élution médicamenteuse (Source : Comelec)

Grâce à sa biocompatibilité et à ses propriétés d'encapsulations inégalées, le parylène est devenu une solution de revêtement incontournable des dispositifs médicaux de pointe. Regard sur les apports des nouveaux développements.

Objet d’un premier article en avril 2013, le parylène fait l'objet de nouveaux développements qui se focalisent désormais sur les dispositifs médicaux ou implants actifs via le greffage par exemple de substances médicamenteuses ou de composés antimicrobiens à la surface du revêtement. Le parylène s'inscrit efficacement dans ce contexte d'évolution technologique, en tant que couche réceptrice et régulatrice de ces substances. Le succès des débouchés dans le domaine biomédical tient au fait que les parylènes C et N répondent aux normes USP class VI en tant que polymère implantable et à la norme de biocompatibilité ISO 10993. Pour le marché européen, ces revêtements sont conformes à la directive Rohs et Reach.

Couche réceptrice et régulatrice de substances actives

Le fait de pouvoir incorporer à la surface du dispositif une substance active constitue une solution séduisante mais avec des barrières technologiques à franchir comme le greffage effectif de la substance ou son relargage maîtrisé dans le temps. Pour ce type d'application, le parylène est un polymère récepteur de choix du fait de la facilité à modifier sa surface via des techniques d’activation plasma. D’autres techniques comme la sonochimie permettent d’incorporer une substance au cœur du revêtement sans échauffement. En jouant sur son épaisseur et sa porosité, le parylène peut également jouer le rôle de membrane permettant le passage de la substance active à un taux contrôlé. Lorsqu’une diffusion lente de substance à bas poids moléculaire est requise, l’alternance couche réservoir et de diffusion peut être envisagée. A l’heure actuelle, le stent actif est l’un des seuls dispositifs médicaux à utiliser le parylène pour le relargage contrôlé. Dans ce cas précis, le Sirolimus est directement greffé à la surface du parylène puis encapsulé par une seconde couche de parylène. On réduit ainsi de 55% à 65% les cas de resténoses post opératoire.

L’industrie des dispositifs médicaux continue de chercher le meilleur moyen d’incorporer des substances médicamenteuses dans le but d’obtenir une action ciblée et régulière dans le temps.

Le parylène fait l’objet d’intenses recherches notamment dans le domaine des lentilles actives, des implants intracrâniens ou des implants dentaires.

Parylène antimicrobien

Les infections nosocomiales restent une préoccupation de premier ordre lors de l’utilisation d’implants ou de dispositifs médicaux. Rien qu’aux Etats-Unis, deux millions d’infections sont repertoriées chaque année par le centre de contrôle et de prévention des maladies. On sait que plus de 50% de ces infections sont dues à des bactéries résistantes à des antibiotiques utilisés pour traiter l’infection. Ces infections touchent des dispositifs tels que catheters intravasculaires, pacemakers, prothèses vasculaires ou lentilles de contact. Dans ce contexte à risque, les fabricants de DM ou implant ont recours à différentes technologies comme l’utilisation de matériaux anti-adhésifs, le greffage ou l’incorporation d’agent antimicrobien ou l’utilisation de nanoparticules d’argent qui ont pour but d’éviter la colonisation des bactéries à la surface. En tant que matériau de revêtement biocompatible et biostable, le parylène a très vite succité un intérêt de la part des chercheurs. Cela a abouti à l’émergence de nouvelles technologies prometteuses permettant le greffage ou l’incorporation d’un agent anti-microbien à la surface du parylène. Parmi elles, on peut citer le greffage assisté par plasma de dévirés d’amonium quaternaire ou l’introduction de nanoparticules d’argent par sonochimie. Ces technologies doivent être évaluées dans les années qui viennent en termes de biocompatibilité.

Auteur : Hicham Damsir, responsable de projets, Comelec

Contact : Comelec SA, CH-2301 La Chaux-de-Fonds, www.comelec.ch

Mots-clés :

A lire aussi